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Video - Les cycles boursiers

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Dans cette chronique, notre spécialiste Louis Wermenlinger vous aide à démystifier les cycles boursiers. Il vous expliquera le phénomène, ainsi que les grandes leçons à en tirer, comme : comment anticiper une récession, l’erreur la plus fréquente en gestion de portefeuille ou encore une recette simple pour éviter l’émotivité.

SUJET : Les cycles boursiers

EXPERT : Louis Wermenlinger

VERSION : française

Note : Les informations placées entre les crochets « [ » « ] » décrivent le contenu visuel et audio de la vidéo autre que le dialogue ou la narration.

[ Une élégante musique débute. Différents endroits du siège social de Valeurs mobilières Desjardins sont présentés dont, principalement, le prestigieux parquet où travaille un grand nombre d’employés. Ces images font place à un plan du logo de l’entreprise et au site Internet vmdconseil.ca. Le plan fait place à M. Louis Wermenlinger que l’on voit apparaître sur un balcon du parquet où le personnel est en action ].

Louis Wermenlinger (CA, MBA, GPC, Vice-président et directeur principal gestion de portefeuille à la vice-présidence Courtage et gestion privée, gestionnaire de portefeuille) : Aujourd’hui, j’ai choisi de vous entretenir sur le phénomène des cycles boursiers et des leçons à en tirer. Comme vous l‘avez certainement constaté, l’économie n’est pas un long fleuve tranquille...

Aux périodes de croissance économique succèdent des ralentissements et des contractions, aussi connues sous le nom de récessions. L’histoire se répète mais toujours avec des variantes d’un cycle à l’autre. Par exemple, les deux dernières récessions ont été accompagnées de l’éclatement de deux bulles, la bulle technologique à la fin des années 90 et plus récemment la bulle immobilière. Les cycles économiques ont un impact majeur sur les marchés financiers. Lorsqu’une récession s’annonce, le marché des actions chute, anticipant un recul de la profitabilité des entreprises. À l’opposé, le marché obligataire devient un refuge et bénéficie de l’assouplissement de la politique monétaire, c’est-à-dire de la baisse des taux d’intérêt, principal remède des autorités monétaires pour stimuler la demande et les investissements et relancer l’économie.

Le mouvement se renverse lorsque les investisseurs anticipent une reprise économique et transfèrent des fonds vers le marché des actions, provoquant une hausse des cours. Les meilleurs rendements sont généralement obtenus pendant cette période. Par la suite, le marché des actions génère des rendements intéressants, mais moins spectaculaires. Éventuellement l’économie s’essouffle, en raison de multiples facteurs tels que la hausse des taux d’intérêt pour contenir les pressions inflationnistes, des déséquilibres, la correction d’excès, etc., et c’est le retour au point de départ du cycle.

Comment anticiper une récession ? Certains indicateurs précurseurs allument une lumière jaune nous avertissant que le risque d’un ralentissement augmente. Par exemple, une courbe des taux d’intérêt négative, des taux à court terme plus élevés que taux à long terme, une diminution de la masse monétaire, une baisse du Dry Baltic Index, soit l’Indice du prix du fret maritime, sont des indicateurs précurseurs. Une forte hausse du prix du pétrole est aussi de mauvais augure puisque l’augmentation du prix de l’énergie ralentit l’économie. Les indicateurs sont imparfaits. Il est donc utile de prendre en considération la tendance de plusieurs indicateurs avant de prendre une décision.

L’erreur la plus fréquente en gestion de portefeuille est d’investir en fonction de l’humeur ambiante. Le risque réel est généralement élevé lorsque le risque perçu est bas. En effet, lorsque la fin d’un cycle approche, les investisseurs sont optimistes et les bonnes nouvelles sont escomptées dans l’évaluation des titres.

À l’inverse, le risque réel est généralement bas lorsque le risque perçu est élevé. Les prix sont déprimés parce que la performance économique est mauvaise et la profitabilité des entreprises est basse. Lorsque l’inévitable reprise se pointe à l’horizon, les prix montent.

Donc, il s’agit de vendre des actions lorsque le climat est euphorique et d’acheter les actions lorsque le désespoir règne. Malheureusement, c’est contre nature et la plupart des investisseurs, menés par leurs émotions, achètent lorsqu’une partie importante de la hausse cyclique des titres est réalisée et vendent pour protéger leur capital lorsque les titres ont baissé.

Voici donc une recette simple pour retirer l’émotivité du processus d’investissement. En premier lieu, déterminer la répartition cible des actifs qui vous convient selon votre âge, votre tolérance au risque, vos objectifs financiers.

Par la suite, prendre des profits par un retour à la cible lorsqu’une classe d’actifs est en hausse. Par exemple, si votre profil est 50 % obligations et 50 % actions, vous pouvez vendre des actions lorsque la proportion de cette classe d’actif atteint 55 % suite à une hausse de 10 % des marchés. Le produit de la disposition est alors investi dans les obligations pour permettre un retour à la cible (50/50).

Cette méthode permet de prendre des profits graduellement tout en demeurant dans chaque classe d’actif pour profiter d’une hausse ultérieure. Elle permet aussi d’acheter des titres à bon prix. En somme, vous vendez haut et achetez bas.

Plusieurs variantes existent. Aussi, un conseiller en placement peut vous aider à déterminer une répartition cible correspondant à votre profil et à appliquer cette méthode avec discipline.

Merci de votre attention !

[ La musique reprend. L’adresse du site Internet vmdconseil.ca apparaît au centre de l’écran et le texte suivant apparaît au bas de l’écran : « Desjardins Gestion de patrimoine Valeurs mobilières est un nom commercial utilisé par Valeurs mobilières Desjardins inc. Valeurs mobilières Desjardins inc. est membre de l'Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) et du Fonds canadien de protection des épargnants (FCPE). » Le plan se termine avec le logo de Valeurs mobilières Desjardins. ]

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