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Video - La relation risque / rendement

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Dans cette chronique, Anne Perreault, gestionnaire de portefeuille, Actions privilégiées, vous aide à améliorer votre compréhension de la relation risque / rendement. Elle passe en revue les différentes catégories de titres selon leur niveau de risque.

SUJET : La relation risque / rendement

EXPERT : Anne Perreault

VERSION : française

Note : Les informations placées entre les crochets « [ » « ] ».décrivent le contenu visuel et audio de la vidéo autre que le dialogue ou la narration.

[ Une élégante musique débute. Différents endroits du siège social de Valeurs mobilières Desjardins sont présentés dont, principalement, le prestigieux parquet où travaille un grand nombre d’employés. Ces images font place à un plan du logo de l’entreprise et au site Internet vmdconseil.ca. Le plan fait place à Mme Anne Perreault que l’on voit apparaître sur un balcon du parquet où le personnel est en action ].

Anne Perreault (M. Sc. Finance, CFA, Gestionnaire de portefeuille – actions privilégiées à la vice-présidence Courtage et Gestion privée) : Bonjour, je suis Anne Perreault, gestionnaire de portefeuille à la vice-présidence courtage et gestion privée chez Valeurs mobilières Desjardins.

J’ai le plaisir aujourd’hui de vous parler de la relation « risque / rendement » et des différentes catégories de titres selon leur niveau de risque.

Lorsqu'une personne achète un titre financier, elle prend un risque. Un risque d’un espoir de gain ou d’une possibilité de perte. Ce risque peut être de liquidité, de taux d’intérêt, de défaut ou de devise.

En fait, la fluctuation d’un titre découle d’un débalancement entre l’offre et la demande dû à plusieurs facteurs tels que l’anticipation de résultats financiers ou la situation économique. C’est ce qu’on appelle la volatilité. Afin de quantifier ce risque, on utilise l’écart-type. Plus l’écart type est élevé, plus la volatilité est grande.

Lors de l’investissement dans un titre financier, votre tolérance au risque doit être tenue en compte. Elle n’est habituellement pas symétrique, c’est-à-dire que nous avons une tolérance plus faible pour le risque à la baisse que pour le risque à la hausse. Évidemment, la tolérance au risque varie d’un individu à un autre. Cela dépend de sa situation financière, personnelle et professionnelle. Mais aussi de sa personnalité.

La relation entre le risque et le rendement est positive c'est-à-dire qu’un titre affichant moins de volatilité aura un potentiel de gain et de perte plus faible qu’un titre affichant une plus forte volatilité.

Les risques encourus ne sont pas les mêmes pour les obligations et les actions.
Les obligations offrent un flux de revenu, une échéance ainsi qu’un prix à échéance déterminés à l’avance. Bien que le prix puisse fluctuer entre le moment de l’émission et la date d’échéance, et ce, en fonction de la variation des taux d’intérêt, les obligations sont considérées plus sûres que les actions.

Les obligations fédérales, provinciales et municipales offrent dans l’ordre la plus grande sécurité en raison de la nature de l’émetteur. En effet, la qualité d’une obligation dépend de la cote de solvabilité de l’émetteur. En règle générale, les obligations d’États sont les plus sécuritaires, car ces derniers sont supposés ne pas pouvoir faire faillite, et ce, en raison de leur privilège de créer de la monnaie. Bien sûr, plus la situation fiscale d’un pays est précaire, plus le taux d’emprunt de ce pays sera élevé et par conséquent plus élevé sera le risque d’investissement.

La durée jusqu’à l’échéance est un autre facteur de risque. En effet, un bon du Trésor est moins risqué qu’une obligation avec échéance dans 10 ans, même s’ils ont le même émetteur. L’effet d’une variation de taux d’intérêt aura un impact plus important sur le prix de l’obligation avec échéance dans 10 ans que celle ayant une échéance dans 5 ans.

Les obligations corporatives sont considérées comme plus risquées. En plus de varier selon l’évolution des taux d’intérêt, le prix de l’obligation corporative va être influencé par la situation financière de l’entreprise. On peut référer ici au risque de crédit.

Les actions privilégiées sont à mi-chemin entre les obligations corporatives et les actions ordinaires. Leur risque dépend de la qualité de l’émetteur. En cas de faillite, elles seront payées, s’il y a lieu, après le détenteur d’obligations, mais avant l’actionnaire ordinaire.

Avec les actions nous sortons du domaine de la dette pour celui de la participation au capital action de l’entreprise. Ici le risque est plus élevé puisqu’il est relié au potentiel de profit de la compagnie. Il faut bien sûr distinguer entre les actions de moyennes et de grandes capitalisations et celles de petites capitalisations.

Un titre à petite capitalisation s'avère plus risqué qu'un titre à grande capitalisation. En effet, la faible liquidité, c.-à-d.moins d'actions en circulation, provoque des mouvements haussiers et baissiers plus marqués. Aussi, le potentiel de croissance plus rapide est généralement accompagné d'embûches qui accentuent la volatilité. Finalement, l'absence fréquente de dividendes réduit la résistance du titre au moment d'un développement d'affaires négatif ou d'une baisse générale du marché.

Les actions américaines ou internationales permettent une plus grande diversification. En y investissant, il est possible de participer à des secteurs de l’économie mondiale moins présents au Canada. Cependant, l’investissement dans des titres étrangers ajoute un risque supplémentaire dû à la devise et à ses fluctuations.

On peut dire en conclusion que le risque est présent dans chaque catégorie de titres à différents degrés. Par ailleurs, la diversification des actifs et des stratégies est un excellent moyen de compenser le risque. Je vous remercie de votre écoute.

[ La musique reprend. L’adresse du site Internet vmdconseil.ca apparaît au centre de l’écran et le texte suivant apparaît au bas de l’écran : « Desjardins Gestion de patrimoine Valeurs mobilières est un nom commercial utilisé par Valeurs mobilières Desjardins inc. Valeurs mobilières Desjardins inc. est membre de l'Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) et du Fonds canadien de protection des épargnants (FCPE). » Le plan se termine avec le logo de Valeurs mobilières Desjardins. ]

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